Catégories
Définis ton avenir Formations commerce

Mon AST2 : Skema

Introduction

Je suis classée 6ème à Skema. J’arrive donc sur le campus de Lille, non pas avec l’objectif d’être admise, mais celui, plus ambitieux, de rester dans le top 10. Je ne me relâcherai donc pas, malgré mon classement qui me permet une certaine marge d’erreur.

A Skema, je passe trois épreuves : l’entretien de motivation qui se base sur un CV projectif (le CV que nous pensons avoir dans dix ans si nous sommes pris au sein de l’école), l’anglais et l’italien. Les épreuves de langue ont cela de spécifique qu’on a pour support un texte en français plutôt que dans la langue étudiée : c’est donc un travail de traduction en plus du traditionnel commentaire de texte. On peut avoir un très bon niveau dans la langue choisie, et ne pas suivre la méthode, ce qui peut coûter un certain nombre de points à l’élève – ce serait dommage !

L’accueil

Pour la première fois, je dors chez une étudiante (canapé-lit assez inconfortable, mais rien de terrible non plus – elle est très gentille et relit mon CV projectif, puis nous discutons longuement). L’ambiance est franchement sympathique et l’amphi de présentation tout à fait génial, mis à part les interventions beaucoup trop longues des responsables pédagogiques (trois discours de suite, c’est beaucoup trop !). L’un d’entre eux (qu’on ne nous a pas présenté) a ouvertement rappelé deux étudiants à l’ordre (un bavard et un retardataire), les ridiculisant même ouvertement, chose que je n’ai vraiment pas appréciée.

Juste avant notre entretien de motivation, les admisseurs viennent nous chercher par groupe de 6 personnes (nous sommes en tout 150 candidats ce jour-là), et nous emmènent dans une petite salle plongée dans l’obscurité, où ils nous font hurler un coup et frapper un punching-ball. Une bonne idée pour arriver de bonne humeur et motivé à l’entretien !

Les admisseurs sont adorables et beaucoup d’activités sont mises en place pour toute la journée, un geste que j’apprécie ! Notons également le concert organisé par un groupe d’étudiants pendant la pause de midi.

Nouvel amphi à 13h, tout aussi drôle et animé. On nous montre une excellente vidéo, parodie de Very Bad Trip et très bien réalisée, puis on commence l’appel ; chaque personne appelée doit faire quelque chose d’original. Cela passe des chants paillards à la démonstration de hip-hop, en passant par des bruits d’animaux et un merveilleux monologue sorti tout droit d’Astérix : Mission Cléopâtre. « Camarades, on vous exploite ! »

L’entretien

L’entretien me semble être une catastrophe. J’entre, je me présente, la professeur de management démarre en me demandant pourquoi mon CV projectif manque autant de cohérence. Nous parlons ensuite de mon intérêt pour les jeux vidéo (désapprobation visible des deux jurés, mais je ne peux pas vraiment changer de sujet, c’est mon projet professionnel), puis de mes voyages ; là, je peux parler de Londres et de l’Allemagne, ainsi que du fait que j’aie arrêté de vivre chez mes parents quelques mois après avoir fêté mes quinze ans. Nous enchaînons avec mes qualités et mes défauts… et paf, « donc en fait, vous n’êtes pas du tout douée pour les travaux de groupe ». Je m’insurge, me défendant du mieux possible sans devenir agressive, donnant des contre-exemples, mais rien n’y fait, la directrice de jury me regarde d’un air désapprobateur pendant tout le reste de l’entretien. On me demande pourquoi je veux faire de l’aviron, du théâtre, mes trois qualités et mes trois défauts (j’avais échappé à cette question lors de mes deux premiers oraux, heureusement… alors que j’avais bien préparé la réponse, j’ai un trou de mémoire, la honte…), et on finit sur une note beaucoup plus sympathique en parlant saxophone et cinéma.

L’anglais

Lors de l’anglais, je tombe sur un article du Figaro sur la mobilité et l’usage des smartphones dans un cadre professionnel. Je commence par résumer l’article en trois minutes environ, puis j’enchaîne sur mon commentaire personnel : je précise que je ne suis pas du tout d’accord avec l’article qui présente cela comme une chose extraordinaire alors que plusieurs problèmes sont causés par l’introduction des technologies sans fil. Nous enchaînons sur les risques qu’elles présentent pour la santé, et le professeur me demande si on peut même dire qu’il s’agit « d’addiction ». Je commence par dire non, elle insiste, je nuance, nous sommes d’accord. L’entretien se termine sur cette note, et elle me demande où j’ai appris l’anglais – je détaille mon parcours, elle hoche la tête, me remercie et me laisse sortir.

L’italien

Le thème de mon article est la revalorisation des déchets alimentaires pour produire de l’électricité. J’ai résumé le texte, puis j’ai commenté en précisant que l’installation de centrales était une solution chère et peu pratique, et qu’il vaudrait peut-être mieux apprendre les bonnes habitudes de tri sélectif aux professionnels. Elle enchaîne avec des questions sur la Camorra (la mafia napolitaine, qui s’occupe du traitement des déchets de la ville – ma connaissance étant assez limitée, elle m’a plus donné un cours que vraiment fait parler), puis me demande depuis combien de temps j’apprends l’italien, quel livre en italien j’ai lu en dernier et dans quelles écoles je souhaite étudier. Lorsque je lui avoue que Skema n’est que mon quatrième choix, elle me dit qu’elle espère que je serai prise dans mes premiers choix, mais qu’elle serait enchantée de m’avoir pour élève l’année prochaine.

Bien qu’elle m’ait corrigé plusieurs fois sur mon accent et sur des mots que je ne connaissais pas, j’ai pu jeter un coup d’oeil à sa feuille d’évaluation à la fin de l’entretien, où elle avait marqué « Excellent niveau de langue, bonne culture ». Je suis curieuse de savoir ma note !

Si votre retour est différent, si au contraire vous êtes d’accord avec moi sur certains points, n’hésitez pas à raconter votre expérience dans les commentaires ! De plus, toute question ou suggestion est la bienvenue, et je me ferai un plaisir de donner plus de précisions si vous le demandez.

Par Lexane Sirac

J'ai grandi au Québec puis à Grenoble. Après avoir obtenu mon bac à 15 ans, j'ai arrêté mes études pour faire du sport à haut niveau jusqu'à ce qu'une blessure me renvoie sur les bancs de l'école. J'ai fondé Réussir Mes Études en janvier 2012, avant d'intégrer l'emlyon et de décider de faire de l'écriture mon métier.

4 réponses sur « Mon AST2 : Skema »

3 qualités, 3 défauts.. –‘ c’est un peu limite à poser comme question et elle n’a pas une grande utilité. Donc pas de soucis à se faire pour ça si à côté l’argumentation a été bonne..

C’est même franchement pourri comme question. J’espère que ça ne m’handicapera pas =) En tout cas, je suis fixée lundi !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *