Apprenez de vos échecs

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Un message Facebook annonce que les résultats sont tombés, parfois en avance, quand on s’y attend le moins. On se précipite sur le site des résultats. Fébrilement on entre ses identifiants sur le site qui peine à se charger. On attend. Et là apparait la liste des admissibles par ordre alphabétiques, on la parcours des yeux, on arrive à l’endroit ou devrait se trouver son nom. Mais rien. On révise son ordre alphabétique pour être sûr, mais le constat est sans appel : pas admissible. On sent son corps s’effondrer à l’intérieur. Le moral est au plus bas.

« Il y a les gens qui sont faits pour les concours, et il y a les autres. Il ne faut pas s’acharner » M’avait dit une enseignante pendant ma deuxième année de classe préparatoire. Pas très réjouissant pour moi. J’avais déjà échoué une fois et j’allais encore échouer deux fois avant d’arriver à intégrer, au-delà de mes espérances, HEC Paris.

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Pour en arriver là, je suis d’abord passé par une Terminale Scientifique, deux années de Prépa D1 et une L3 de Droit. Pendant mon année de Terminale, j’ai préparé Sciences Po Paris, mais arrivé aux résultats : Pas admissible. Pendant mes deux années de Prépa, j’ai visé le concours de l’ENS Cachan : Pas admissible. Pendant ma L3, j’ai préparé (encore) Sciences Po Paris. Nouvel échec.

A la longue, ça finit par piquer un peu. Mais pendant cette même année de L3, j’ai préparé les concours d’école de commerce, et là Jackpot : Admis partout, et même à HEC Paris. Les efforts ont payé. Et si je n’étais pas passé par toutes ces étapes, et tous ces échecs, je n’en serais pas arrivé là.

Si je n’avais pas préparé le concours de Sciences Po, je n’aurais pas autant approfondi le programme du baccalauréat et je n’aurais surement pas eu de mention très bien. Si je n’avais pas fait 2 ans de prépa, ma méthode de travail et ma méthodologie auraient été moins efficaces,  et ma réflexion n’aurait pas été enrichie par un cursus pluridisciplinaire. Si je n’avais pas encaissé 3 déconvenues, je n’aurais pas appris à rebondir et à tirer parti de mes échecs.

Face à un échec à un concours, une fois qu’on a repris un peu de moral, il faut faire le point. Ce qu’on a appris en préparant un concours peut toujours resservir ailleurs, que ce soit le contenu ou la méthodologie. Quand on s’est donné à fond dans une préparation, on a acquis des compétences qui peuvent être mises en valeur ailleurs. Par exemple : savoir composer une dissertation d’une dizaine de page, bien structurée, en 4h, c’est une compétence. Avoir acquis un esprit de synthèse en assimilant une quantité astronomique de documents andas un temps limité, c’est toujours utile. Même les heures passées devant des séries en VO, ça peut améliorer l’aisance en langue. Mais il faut se poser la question pour en prendre conscience.

Une fois qu’on a fait un bilan, il faut se trouver un objectif. Pour moi, c’était trouver une formation avec un diplôme reconnu, qui me permettrait de continuer a posséder une approche pluridisciplinaire. Sans un objectif, on navigue à vue. C’est aussi l’un des avantages des concours : se concentrer sur un objectif simple permet de se motiver, bien plus qu’un objectif large d’amélioration.

Une fois cet objectif déterminé, il faut déterminer les opportunités qui sont offertes et les voies permettant d’accéder à l’objectif. On a toujours la possibilité de se réorienter et de recommencer à 0, mais on peut aussi capitaliser sur ce qu’on a déjà acquis. Aujourd’hui, les études supérieures offrent de plus en plus de plateformes pour passer d’une formation à l’autre, à condition de fouiller un peu. Il faut donc passer du temps sur les sites spécialisés, discuter avec les élèves et ne pas hésiter à sortir un peu des sentiers battus.

Si ces étapes semblent aller de soi, ce n’est pas toujours évident de tirer parti d’un échec. Après ma non-admissibilité à l’ENS, un ami m’a dit que j’avais de la chance d’avoir échoué. Plus on apprend tôt à gérer les échecs, plus on est apte à rebondir après. Tout le monde échoue, un jour ou l’autre, mais si on n’y a jamais été préparé, la chute n’en est que plus dure.

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