Procrastiner intelligemment

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Adepte de la procrastination, je voulais parler aujourd’hui de mon organisation pour être efficace. La procrastination n’est en effet pas qu’un vilain défaut lorsqu’on l’exploite correctement !

Pourquoi procrastiner ?

Procrastiner, c’est remettre au lendemain ce qu’on pourrait faire aujourd’hui. C’est repousser jusqu’à l’échéance, quand on n’a plus d’autres choix que de s’y atteler là maintenant, sous peine de bâcler le travail ou de ne pas assimiler la matière d’un examen par exemple.

J’ai longtemps eu des facilités qui me permettaient de procrastiner ; en études supérieures j’adaptais surtout cette pratique selon ma formation (prépa, école, fac) qui me permettait de concentrer toute mon énergie à un moment donné, et finalement à optimiser mon temps.

Prudence d’abord, car tout n’est pas forcément reprogrammable à l’envi. Certains dossiers, matières ou formations demandent une pratique régulière ou d’être travaillés à 100% sur la longueur. De même, procrastiner ne veut pas non plus dire « se la couler douce jusqu’au jour J ». C’est justement une procrastination active que je veux m’efforcer de vous présenter ici, ou encore « travailler moins, mais mieux ».

Mon organisation présentée ici s’intègre principalement dans le cadre d’une première année de licence en sociologie à la fac.

Anticiper

Tout se joue ici ! La présence en cours, si elle est active, fait déjà une grande partie du travail. J’adopte plusieurs stratégies. D’abord la concentration ne doit pas être dilettante. On peut se relâcher quand le/la professeur.e donne un exemple, raconte sa vie, mais il s’agit de rester extrêmement concentrée tout le long du cours.

Le but est de commencer à assimiler le cours ; personnellement je prends mes cours en notes à la main, et j’essaie déjà de les organiser comme on le ferait d’une fiche, c’est-à-dire en l’aérant, avec des couleurs, en mettant en valeurs des notions que le/la professeur.e juge importantes…

Voici des exemples de cours pris directement en présentiel.

Ce qui marche particulièrement je trouve, c’est de ne pas hésiter à aller à la ligne lors d’un changement d’idées et à faire des listes avec tirets. C’est beaucoup plus efficace lors de la phase de mémorisation. Je n’hésite pas aussi à signaler sur mon cours un terme que je n’ai pas compris ou qui a été vite expliqué.

Le but est ainsi de s’épargner la production de fiches, qui à mon sens prend plus de temps de « faire » que d’ « apprendre ». Pour mon cas je n’ai pas forcément besoin d’écrire pour apprendre, j’ai surtout une mémoire visuelle. Prendre mes cours de manière très structurée et claire sur le vif m’est donc très utile. Evidemment certains cours nécessitent parfois un gros « déblayage » ; dans ce cas je fais alors quelques fiches pour le résumer, mais cela reste exceptionnel.

Si on tient à résumer schématiquement son cours, je trouve que l’utilisation de cartes mentales peut être très utile.

A la fac, on doit rendre certains TDs qui seront notés mais tous ne sont pas obligatoirement ramassés. Personnellement je ne rends pas tous mes TDs, mais je les lis tous en amont pour que la correction soit utile, car je sais déjà quelles parties m’ont posé problème. Je rédige ensuite entièrement les TDs pour lesquels le sujet me semble moins évident, pour me permettre de bien voir ce qui coince.

Rester « focus »

Normalement, avec toute cette phase de préparation, on ne part pas de 0 pour les révisions, ce qui permet alors de travailler le jour pour le lendemain de manière plus sereine. Il est vital d’utiliser cette procrastination à bon escient : non pas pour stresser, mais pour être gonflé.e à bloc. Généralement cela aide à rester totalement concentré.e, à synthétiser mentalement le cours, et à assimiler durablement. L’urgence aide à se confronter à l’apprentissage et à la mémorisation. Quand je parle d’urgence, ce n’est évidemment pas 2 minutes avant l’échéance ou l’examen, c’est au minimum la veille pour profiter de la nuit qui fixe les connaissances…

En termes d’apprentissage, il est évident qu’il ne suffit pas de lire le cours. La (re)lecture préalable doit être active, se concentrer sur l’essentiel et le plus important. Il est aussi primordial de tout avoir bien compris car il est difficile de retenir un concept obscur… encore une chose que l’anticipation a normalement prévue, lors de la prise de notes. Apprendre le plan du cours par cœur peut être utile afin que tout soit structuré dans sa tête. Personnellement je fais comme une sorte de topo à voix haute de ce que j’ai appris, car cela me permet de voir où je pêche. C’est la bonne vieille technique de « si tu peux l’expliquer, c’est que tu l’as compris »… ! La reformulation aide à ce sens énormément aussi.

Il faut bien se connaître pour pouvoir appliquer cette méthode, et l’expérience améliora votre organisation. Encore une fois, cela ne fonctionne pas pour tout le monde et toutes les formations, mais j’espère que ces astuces auront pu être utiles !




22 ans, au croisement de mes études après un échec en école d’ingénieurs.
J’ai fait une classe préparatoire BCPST avant d’intégrer une école spécialisée dans le bois. J’étudie actuellement la sociologie en faculté, au niveau L1 mais forte de mes apprentissages et acquis antérieurs.

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