Les pilules de la réussite (2/2) – Les psychostimulants

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Besoin d’un coup de pouce pendant vos révisions ? Peut-être avez-vous pensé aux médicaments, peut-être même n’avez-vous pas fait qu’y penser.

Aucune pilule n’est estampillée « réussite académique » : le NZT, fameuse pilule qui décuple les facultés cognitives dans le film Limitless (bande-annonce), n’a pas son équivalent dans la réalité. Pourtant certains étudiants prennent des médicaments pour se donner un coup de fouet, diminuer leurs besoins en sommeil, lutter contre le stress à l’approche des examens…

S’il vous arrive d’errer sur les forums étudiants pendant les périodes de révision, vous aurez probablement lu des avis contradictoires sur telle ou telle pilule. Cet article est le second d’une série visant à clarifier tout ça. Quelles sont les médicaments prisés par ces étudiants ? Comment fonctionnent-ils ? Quels sont les risques associés à leur consommation ?

Après avoir parlé dans un précédent article des pilules qui ne fonctionnaient que par effet placebo (les désormais célèbres compléments alimentaires), je souhaite aborder ici les stimulants, des pilules qui ont de vrais effets, en trois points :

  1. Les antiasthéniques, en particulier la caféine en boisson ou en comprimé
  2. Les smart-drugs, en particulier les médicaments de la narcolepsie
  3. Les statistiques d’utilisation de stimulants chez les étudiants français, selon les filières

Pilules de la réussite

I – Les antiasthéniques (anti-fatigue) :

café, thé ou comprimé ?

Le Guronsan ® et le Sarvit ® sont deux antiasthéniques (anti-fatigue) identiques, vendus sans ordonnance, très prisés par les étudiants et les cadres (voilà une petite pub vidéo pour le Guronsan). Il s’agit de comprimés effervescents contenant essentiellement de la vitamine C et de la caféine, responsable des effets recherchés (ils contiennent aussi du glucuronamide, sans intérêt propre démontré : on pense qu’il améliore les fonctions de détoxification du foie). Notez que la caféine pharmaceutique, autrement dit celle qu’on trouve dans ces comprimés, est exactement la même que celle du café, du thé et autres boissons de ce genre (la caféine et la théine sont deux noms différents pour une seule et même chose). Un comprimé de Guronsan ® contient 50 mg de caféine, soit autant qu’un thé, un chocolat chaud, ou une canette de coca-cola. A titre de comparaison, un expresso contient normalement 100mg de caféine, et une canette de Red Bull 80mg.

Contrairement aux vitamines, la caféine a un effet direct sur le cerveau, en améliorant le niveau d’éveil et donc les performances intellectuelles. Attention, la caféine se contente de ralentir la sensation de fatigue, sans pour autant éliminer le besoin de dormir. De plus, si l’on consomme régulièrement une même quantité de caféine, le cerveau développe une tolérance : il s’adapte de façon à maintenir les réactions normales de fatigue, malgré la dose de caféine à laquelle il est habitué. Autrement dit, la caféine a de moins en moins d’effets. Pire, l’arrêt d’une consommation habituelle de caféine entraine un syndrome de sevrage avec non seulement de la fatigue, mais aussi des maux de tête, des nausées, voire des troubles neuropsychologiques (anxiété, irritabilité, incapacité à se concentrer etc). Ce sevrage dure quelques jours, pendant lesquels les performances cérébrales sont nettement diminuées. Pour éviter ce syndrome, il faut diminuer les doses de caféine progressivement, sur plusieurs semaines voire plusieurs mois. Si besoin, remplacez le café par du thé. En effet, même si les feuilles de thé contiennent plus de caféine que les grains de café, les effets du thé sont plus doux : d’une part la caféine y est plus diluée que dans le café, d’autre part le thé contient des molécules qui ralentissent l’absorption de la caféine.

Que ce soit en boisson ou en comprimé, une surconsommation de caféine mène tout droit à l’intoxication : insomnie, troubles digestifs (douleurs abdominales, nausées, vomissements…), palpitations, troubles neuropsychiatriques exacerbés (irritabilité, anxiété, agitation)… . Ces manifestations sont franches dès 600mg de caféine par jour (soit 12 comprimés ou 6 cafés). Néanmoins, je vous conseille de limiter votre consommation de caféine à 200mg par jour (soit 2 cafés par jours), et surtout de ne jamais en prendre à moins de 6 heures avant de vous coucher.

A long terme, une consommation fréquente de caféine n’est pas sans conséquences, en particulier sur la mémoire et les capacités d’apprentissage. Beaucoup d’études ont été menées à ce sujet, mais leurs résultats sont contradictoires : il semble qu’à long terme la caféine diminue la mémoire et augmente sensiblement le phénomène dit du « mot manquant » (le fameux mot sur le bout de la langue). Notez que d’autres études contredisent ces résultats, et que les chercheurs ne sont pas d’accord entre eux à ce sujet. D’autres pistes de recherche existent sur un possible effet bénéfique sur la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, et les pathologies cardiovasculaires : encore une fois, aucun de ces effets n’a été très sérieusement démontré par plusieurs études.

Sachez également que les effets du café en termes de santé cardiovasculaire et d’épuisement ne sont pas négligeables : à titre d’illustration, Balzac est mort à 51 ans à cause de sa vie hyperactive, de son manque de sommeil et de sa prise quotidienne de grandes quantités de café, quelle que soit l’heure pour dormir le moins possible. Relisez à ce sujet son Traité des excitants modernes (4e partie).

II. Les smart-drugs : médicaments de l’intelligence

Les smart-drugs (comprenez « médicaments de l’intelligence ») sont des produits licites, normalement prescrits dans les troubles du sommeil (narcolepsie, hypersomnie). Contrairement au Guronsan®, ces médicaments ne sont pas du tout faits pour aider les étudiants ou les cadres à être plus efficaces dans leur travail. Leur utilisation à ces fins relève du mésusage médicamenteux. La plupart ne sont vendues que sur prescription médicale, ont des indications pathologiques précises, et ne doivent être prises que sous contrôle médical. Néanmoins, il est on-ne-peut-plus facile de s’en procurer sur internet.

Ils agissent directement sur les neurones, en augmentant la quantité de monoamines au niveau des connexions synaptiques, en particulier la dopamine et la noradrénaline. Il en résulte un effet réel sur l’activité cérébrale : accélération de la perception, surexcitation, amélioration de la vigilance, de la clairvoyance et des performances cognitives (en particulier la mémoire). Ils ont pour but de lutter contre la fatigue, d’augmenter la concentration et l’attention.

L’une des smart-drugs les plus utilisées est le Méthylphénidate (Ritaline ®, Concerta ®), utilisé pour traiter les enfants hyperactifs ou la narcolepsie. Son mécanisme d’action sur le cerveau est le même que celui de la cocaïne. A ce titre, il entraine des troubles cardiaques (tachycardie), digestifs (nausées, vomissements), et neurologiques à forte dose ou à long terme : spasmes musculaires, troubles de la vision, nervosité, anorexie, insomnie, crises d’angoisse, épuisement… . Notez qu’à cause de l’importance des détournements et mésusages (notamment par les étudiants), le méthylphénidate est sur la liste des médicaments surveillés de près par l’AFSSAPS.

A titre d’illustration, voyez l’épisode de Dr House sur le sujet (épisode 11, saison 2), où une patiente est victime entre-autre des conséquences de son dopage au méthylphénidate : spasmes, hypervigilance, irritabilité, complications cardiovasculaires… . Certains psychiatres sont farouchement opposés à l’utilisation de méthylphénidate, même pour les enfants hyperactifs ou les personnes narcolpetiques. En effet, étant donné son mode d’action, il endommagerait à long terme les systèmes dopaminergiques et donc augmenterait les risques d’addiction (drogues, alcool…) par la suite (aucune étude chiffrée n’a été menée à ce sujet). De plus, certaines études contradictoires ont montré d’autres effets négatifs à long terme, à type de retard de croissance de l’enfant, de cancer etc

Une autre smart-drug très prisée des étudiants est le Modafinil (Provigil ®, Modiodal ®, Alertec ®), surnommé « le viagra du cerveau » : ces dernières années, le mésusage de Modafinil a explosé en Amérique du Nord et en Europe, car il semble avoir moins d’effets indésirables que le Méthylphénidate ou les Amphétamines : il ne provoquerait ni euphorie intense au moment de la prise, ni « gueule de bois » au réveil. Notez que j’utilise le conditionnel car son mécanisme d’action est très mal connu : sans entrer dans les détails techniques, il ressemblerait à celui des amphétamines, en inhibant la recapture de monoamines, en particulier la dopamine et la noradrénaline (Pour plus d’informations, lisez cet article). Etant donné la demande croissante d’information sur le Modafinil sur les forums étudiants, je m’attarderai davantage sur ce médicament que sur le précédent.

Le Modafinil a été développé dans les années 1970 en France (cocorico !), et il a été utilisé dans de multiples domaines :

  • Usage militaire : il a été utilisé par les soldats français pendant la Guerre du Golfe et par les soldats américains en Irak et en Afghanistan, pour leur permettre d’être opérationnel pendant 35 heures sans dormir. Notez qu’il est toujours utilisé par l’armée américaine (surtout l’Air Force), les astronautes canadiens, les forces armées aériennes britanniques, et la légion étrangère française.
  • Usage médical : les indications approuvées pour le Modafinil étaient à l’origine assez larges, allant de l’hypersomnie aux troubles hyperactifs, en passant par l’apnée du sommeil. Néanmoins, l’EMA (Agence européenne des Médicaments) recommande désormais de ne le prescrire que pour la narcolepsie, à cause des risques de réactions allergiques graves et de troubles neuropsychiatriques (j’y reviendrais).
  • Détournement toléré : aux Etats-Unis, la FDA (sorte d’agence de règlementation des médicaments) tolère l’utilisation du Modafinil par les personnes ayant un emploi avec des horaires décalées (pompiers, personnel d’hôpital etc)
  • Dopage : on a remarqué ces dernières années une augmentation de l’usage détourné de Modafinil, notamment par des sportifs (la sprinteuse Kelli White, le cycliste David Clinger, la basketteuse Diana Taurasi…), mais aussi des cadres et des étudiants.

Le Modafinil est-il efficace pour améliorer les performances cognitives ?

Les études sont parfois contradictoires à ce sujet : certaines fonctions cognitives sont améliorées, alors que d’autres sont ralenties. Remarquez que selon une étude de 2005, les effets bénéfiques ne se trouveraient que chez les personnes ayant un « petit QI » (100-112) : cette étude rétrospective menée sur des étudiants volontaires en bonne santé soumis à une batterie de tests cognitifs a montré que globalement le nombre d’erreur aux tests est diminué, mais qu’en réalité, cela est dû à l’amélioration des résultats chez les étudiants avec un petit QI, et très peu à l’amélioration des résultats de ceux ayant un QI élevé (> 112). Je vous recommande la lecture de cette étude très intéressante.

Quels sont les risques liés à la prise de Modafinil ?

Depuis plusieurs dizaines d’années ont été menées des études sérieuses sur les effets indésirables de ce médicament mais les résultats ne sont pas toujours concordants. Il y a néanmoins certains effets indésirables récurrents dans la littérature scientifique. En voilà un petit résumé :

  • Maux de tête : c’est un effet indésirable très fréquent du Modafinil.
  • Palpitations et douleurs thoraciques : en général, la prise de Modafinil requiert une surveillance régulière de l’état cardiovasculaire. Le Modafinil est donc contre-indiqué en cas de problèmes cardiovasculaires. Sachez également que la prise d’alcool est déconseillée, à cause de ce risque cardiovasculaire.
  • Vertiges, somnolence, fourmillements, vue trouble
  • Douleurs abdominales, nausées, sécheresse buccale, diarrhée/constipation, diminution de l’appétit
  • Troubles neuropsychiatriques : nervosité, insomnie, anxiété, dépression, pensées ‘anormales’, confusion…
  • Mal de dos et douleurs musculaires

Ces effets indésirables sont les plus fréquents, et sont liés à la dose de Modafinil prise. D’autres effets indésirables plus graves mais un peu moins fréquents ont également été décrits.

Je souhaite insister sur un effet indésirable très grave dont on ne connait pas la fréquence : les réactions allergiques sévères, essentiellement dermiques, à type de nécrolyse épidermique toxique, d’érythème multiforme, de syndrome de Stevens-Johnson, de syndrome DRESS et de réactions multiviscérales d’hypersensibilité. Ces réactions sont très graves, parfois mortelles. Il faut arrêter la prise du médicament dès les premiers signes d’allergie et les réactions cutanées : la plupart du temps, les signes apparaissent au bout de quelques jours ou de quelques semaines, avec une fièvre, des éruptions cutanées, des œdèmes notamment au visage et à la gorge etc.

Le Modafinil est également responsable de l’apparition et de l’aggravation d’affections psychiatriques, à type de dépression avec notamment des intentions suicidaires, d’anxiété majeure, de comportements agressifs, de psychose (avec délire, hallucinations, manie…), d’insomnies… .

Notez que le modafinil augmente l’activité enzymatique hépatique, et donc le métabolisme de certains médicaments : autrement dit, il y a des interactions médicamenteuses. Il peut donc y avoir une diminution de l’efficacité des contraceptifs oraux (donc un risque de grossesse non désirée), de certains antidépresseurs, d’anticoagulants, de médicaments du système cardio-vasculaire, de benzodiazépines, d’antiépileptiques etc. Sachez également que le Modafinil est contre-indiqué en cas de grossesse ou d’allaitement, par précaution, faute de données cliniques sur les risques dans ces situations.

Enfin, sachez que nous n’avons pas de recul sur les effets du Modafinil à long terme, mais étant donné ses effets dopaminergiques, le Modafinil est potentiellement addictif à long terme, en particulier chez les personne ‘vulnérables’. Néanmoins, les autres effets du Modafinil, en particulier sur la noradrénaline et l’histamine, diminuerient les risques d’abus par rapport aux stimulants traditionnels, tout en maintenant les effets du médicament. Les études semblent toutes montrer qu’il n’y a pas de potentiel addictif chez les individus naifs.

Pour plus d’informations sur le Modafinil, lisez ces notices : ici et . Retenez surtout qu’en prenant du Modafinil sans surveillance médicale, vous vous exposez à des risques potentiellement graves à court et à long terme.

Même si le Méthylphénidate et le Modafinil sont les deux smart-drugs privilégiées en Europe, d’autres stimulants moins utilisés peuvent servir à améliorer les capacités intellectuelles des étudiants, comme la cocaïne et les amphétamines. Néanmoins, elles sont peu utilisées à des fins académiques : d’une part elles sont plus difficiles d’accès, d’autre part elles ont plutôt mauvaise réputation, et sont très connotées toxicomanie. A cela s’ajoutent des effets indésirables considérables. Notez que les étudiants américains sont de grands consommateurs d’Adderall ®, un mélange de 4 amphétamines normalement utilisé pour traiter les enfants hyperactifs ou la narcolepsie.

Tous ces stimulants augmentent les taux de dopamines présents dans le cerveau, en particulier dans le système dit de ‘récompense’ (impliqué dans la sensation de plaisir). En conséquence, ils sont responsables d’une dépendance psychique et physique : lorsque le consommateur ne prend pas ses comprimés, non seulement il est fatigué et somnolent, mais en plus il ne se sent psychologiquement pas bien, voire pas bien du tout, au point de devoir absolument prendre ses médicaments. Autrement dit, il est en manque.

III. Les statistiques du « dopage-étudiant »

L’Observatoire national de la Vie Etudiante réalise régulièrement des études sur la population étudiante. Voilà les résultats d’une étude menée en 2006 : les étudiants les plus friands en stimulants sont…

  1. Les étudiants en santé (médecine, pharmacie, paramédical etc) : 24,8% d’entre eux déclarent en prendre
  2. Les étudiants en CPGE : 22,1% d’entre eux déclarent en prendre
  3. Les étudiants en droit et en sciences politiques : 20,0% d’entre eux déclarent en prendre

Type d’études et consommation de stimulants

Voilà une très bonne parodie de Limitless sur l’utilisation du Guronsan chez les étudiants de 1ère année de médecine (aka les P1).

Toutes filières confondues, 16% des étudiants déclarent consommer des stimulants à l’approche des examens.

Si le sujet des psychostimulants et du dopage étudiant vous intéresse, je vous recommande la lecture des articles suivants

  • « An Ethical Look At Cognitive Stimulants », sur le site The technological citizen : partie 1 et partie 2
  • « Brain gain » , du journal Newyorker (attention, l’article fait plusieurs pages : il raconte notamment le cas très intéressant d’un brillant étudiant du Harvard sous Adderall)

CONCLUSION

La consommation de stimulants par les cadres ou les étudiants relève d’un véritable dopage, puisqu’il s’agit de prendre un produit pour améliorer ses performances, pour passer un obstacle, par exemple un examen. Certes leur prise n’a rien d’illégal, mais cela soulève des questions éthiques. Certains professeurs suggèrent d’ailleurs l’utilisation de véritables tests anti-dopage, par exemple avant les concours (un petit exemple parmi d’autres ici). Pour rappel, la caféine, le méthylphénidate et le modafinil sont classés « produits dopants » par l’Agence Mondiale Anti-dopage.

Une consommation répétée de ces molécules mènent droit à la dépendance psychique (mis à part la caféine qui n’induit qu’une dépendance physique). Ne vous y trompez pas : on devient accro au médicament sans s’en rendre compte. Au début vous avez le contrôle, alors vous continuez à consommer car cela vous aide psychologiquement voire physiquement, jusqu’au jour où vous avez besoin de votre pilule, ne serait-ce que pour être dans un état relativement normal. Être accro à un médicament, alors que vous n’en aviez pas besoin au départ, relève de la toxicomanie.

Pour être en forme pendant vos révisions, je vous recommande de dormir autant que vous en avez besoin (ce qui n’est hélas pas toujours faisable…), d’éventuellement prendre un café ou un thé de temps en temps (jamais plus de 2 par jour), et surtout de manger équilibré toute l’année (ne négligez pas les sources d’oméga-3, pour le cœur bien plus que pour le cerveau). Si vous avez des carences, prenez les compléments alimentaires adaptés. Quoi qu’il en soit, aucune molécule ne pourra remplacer le travail avant un examen.

Mon prochain article portera sur les médicaments servant à lutter contre l’angoisse et le stress liés aux examens, mais aussi à la prise de stimulants, notamment la caféine.

Notez que cet article n’aborde pas les médicaments utilisés dans les pathologies affectant vraiment la mémoire, comme la démence sénile et la maladie d’Alzheimer : sulbutiamine (Arcalion ®), Tanakan ® etc .Peu d’étudiants les utilisent pour améliorer leurs performances. De plus, la plupart d’entre eux ont sont encore à l’étude et ont un effet plutôt léger, que l’on constate uniquement chez les personnes dont la mémoire est affectée par une pathologie ou un vieillissement accéléré.

Si vous avez des questions ou des remarques sur cet article ou sur les médicaments évoqués précédemment, n’hésitez pas à laisser des commentaires.

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9 commentaires

  1. Je déconseille à tout le monde de prendre des produits, surtout le Méthylphénidate, les effets secondaires sont atroces…
    Le mieux reste de bien dormir bien manger et bien bosser 🙂

  2. Article très intéressant, j’ai côtoyé des élèves de prépa prenant ces médicaments mais les contre coups sont souvent énormes fatigue énorme / malaise. Ne prenez pas ces merdes

    • Bonjour,
      je prépare un reportage pour le JT TF1 sur les nootropes, et autres psychotropes consommés parfois par les étudiants en médecine ou prépa.
      Pourriez-vous m’aider à entrer en contact avec des gens qui en ont consommé svp?
      A bientôt,
      Quentin Fichet
      qfichet@tf1.fr

  3. il y a vraiment des étudiants qui prennent du Méthylphénidate ??

    Il y a un article très intéressant également de ce phénomène du gardian sur le modafinil : http://www.theguardian.com/society/2015/feb/15/students-smart-drugs-higher-grades-adderall-modafinil.

    Si la prise de ces médicaments est avérée par l’Observatoire national de la Vie Etudiante , j’imagine que ces statistiques recouvrent seulement le nombre de médicaments pris par ordonnance.Donc j’imagine qu’en réalité ce phénomène dépasse les statistiques de l’Observatoire vu la facilité des étudiants du royaume-uni à s’en procurer du modafinil (50% s’en procurent via internet et le reste en grande majorité sur le marché parallèle des grandes universités comme Oxford , Cambridge ) .J’ai aussi lu un article du point où le papa pharmacien donnait du modafini « sous le menteau » à son fils en prépa et à ses amis qui en demandaient.Donc je pense que ces statistiques sont dans la réalité plus élevées que les chiffres officiels..

    • Bonjour !
      Merci beaucoup pour cet article du Guardian, c’est effectivement assez effrayant de voir des statistiques pareilles..
      Et oui, il y a sûrement vraiment des étudiants qui prennent du Méthylphénidate, si l’auteur de l’article le dit ! (Elle se consacre à nouveau entièrement à ses études, et ne pourra pas venir confirmer ou informer elle-même, désolée, mais si elle en parle, c’est probablement qu’elle en a été témoin dans sa promo.)

  4. Certains médicaments vendu sans ordonnance en pharmacie peuvent tout aussi bien être utilisé, notamment ceux contenant :
    – De la Pseudo-Ephédrine (Stimulant SNC)
    – De la Codéine (Dopaminergique)

    Je doute du nombre de personne se faisant prescrire les pharmakon indiqué si dessus, d’autant que la pour la plupart d’entre le traitement doit être amorcé par un neurologue, et que les prescriptions sont sécurisés.

    Cordialement !

  5. Bonjour à tous. je suis journaliste, je voudrais réaliser une enquête sérieuse, sans apriori, sans parti pris, sur la consommation de nootropiques en France. Je recherche des personnes en ayant consommé ou comptant le faire avant un examen ou une épreuve intellectuelle. Je vous invite à me contacter à cette adresse m.jaziri@elephant-cie.com ou bien via twitter @med_jaz. merci

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