Réorientation après la PACES : vos alternatives

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Après le concours de première année, beaucoup d’étudiants restent sur le carreau. La réorientation après la PACES est une étape à laquelle vous devez absolument réfléchir : tant mieux si vous réussissez, mais il faut bien avoir un plan B quoi qu’il arrive.

La PACES, sur ce point, c’est comme la prépa : vous pouviez être un lycéen médiocre ou brillant, ça n’aura que très peu de rapport avec vos résultats en médecine. Préparez-vous donc à l’échec quoi qu’il arrive, même si vous travaillez de votre mieux toute l’année (pour ça, lisez la série sur comment réussir sa PACES). Soyez réaliste, souvenez-vous que moins d’un étudiant sur quatre va réussir le concours du premier coup.

Quand me réorienter (à part en fin d’année) ?

En début d’année

Si vos résultats sont insuffisants en septembre-octobre, ou si vous comprenez dès le début que la médecine n’est pas faite poru vous, vous pouvez vous réorienter dès le début de l’année. Il n’est pas trop tard pour vous inscrire à l’université dans les licences à pastille verte, par exemple.

N’abandonnez quand même pas tout de suite, si vous êtes motivé : vous gagnerez des places simplement parce que des étudiants mieux classés qu’eux n’arrivent pas à tenir le rythme sur toute l’année scolaire.

Après le premier semestre

Si vous êtes loin du numerus clausus, commencez à regarder les possibilités de réorientation dès maintenant : beaucoup de formations ouvrent leur portes, en particulier aux anciens étudiants de PACES, en janvier.

réorientation après la PACES : vous pouvez le faire !

La réorientation après la PACES et ses alternatives

Plusieurs solutions s’offrent à vous, trois d’entre elles pour être précise. Vous pouvez vous réorienter, bien sûr, mais vous pouvez aussi décider de redoubler, ou de tenter votre chance dans une autre filière.

Le redoublement

Si vous avez aimé votre première année, que vous pensez avoir le potentiel de réussir, et que vous êtes vraiment motivé pour rempiler pour un an, vous pouvez considérer le redoublement. Loin d’être une honte, il vous donnera bien plus de chances de réussite.

Dans ce cas, prenez vraiment le temps de réfléchir à vos points faibles, et à comment vous allez pouvoir les surmonter cette année, en plus de votre travail habituel. Si vous n’êtes pas capable de réussir votre année en médecine, alors malheureusement, toute la motivation du monde ne suffira probablement pas à vous hisser en haut du classement. Si vous l’êtes, mais que vous avez des mauvaises habitudes ou que vous avez fait l’impasse sur un sujet important : foncez.

Pour évaluer vos possibilités de réussite, sachez que les statistiques ont montré que vous aviez peu de chances d’avoir le concours en redoublant si votre rang était supérieur à 2,5 fois le numerus clausus.

Le changement de filière

Le concours de P1 comprend 4 filières : médecine, pharmacie, odontologie (dentaire) et maïeutique (sage-femme). Chaque filière a son propre numerus clausus.

La plupart des épreuves du concours sont communes aux 4 filières, mais chaque filière possède quelques épreuves supplémentaires qui lui sont spécifiques. Vous pouvez vous inscrire à autant de filières que vous le souhaitez. Aussi, que vous soyez bien ou mal classé, je vous conseille de toujours vous inscrire à toutes les filières (cela ne coûte pas plus cher). A la fin de l’année, vous aurez donc 4 classements : vous devrez alors choisir une des filières dans lesquelles vous êtes reçu.

Regardez donc du côté de la pharmacie, de la maïeutique et de l’odontologie : est-ce que ça pourrait vous plaire ? Ça pourrait être votre vocation, donc ne snobez pas ces trois autres filières post-PACES.

La réorientation

Après votre année de médecine, vous n’êtes plus motivé pour faire de la médecine : ça arrive, personne ne vous jugera pour ça. En première année post-bac, on est encore jeune et la bonne nouvelle, c’est que vous allez pouvoir vous réorienter assez facilement. Souvent, vous allez devoir valider deux semestres en un seul : après la charge de travail de la PACES, ça ne changera pas grand-chose au rythme auquel vous avez appris à vous habituer. Une fois ces deux semestres validés d’un coup, vous êtes tranquille !

En sciences

Vous pouvez rejoindre des classes préparatoires dans le paramédical, si vous tenez à continuer dans le domaine de la santé : elles vous préparent aux concours de kinésithérapeute, par exemple. Vous pouvez aussi vous présenter directement à un entretien oral pour le concours d’infirmier, et vous serez dispensé d’épreuve écrite. Bon plan si le métier d’infirmier vous attire sincèrement, piège fatal si vous passez le concours par défaut, parce que là, vous ne pourrez plus vous réorienter facilement.

Certaines écoles d’ingénieur post-bac privées mettent en place des admissions parallèles à la fin du premier semestre, sur dossier de candidature. Je vous déconseille de vous tourner vers ces écoles d’ingénieur, peu crédibles auprès des employeurs et de l’État et souvent hors de prix parce que privées. Cela dit, si vous tenez absolument à les tenter, vous pouvez vous inscrire au concours commun Avenir+.

Beaucoup d’universités vous permettent de vous inscrire en licences de science ou de STAPS à la fin du premier semestre, et vous pouvez aussi passer par certaines passerelles pour aller directement en deuxième année de certaines licences si vous avez passé la première année, sous certaines conditions. N’hésitez pas à vous renseigner sur ce que propose votre université locale. Vous pouvez aussi vous tourner vers les BTS et les DUT, où, avec un bon dossier, vous pouvez aussi entrer directement en deuxième année, avec des cours de remise à niveau. Essayez par exemple le BTS génie biologique, un DUT informatique ou encore le DUT métiers du multimédia et de l’Internet.

Ailleurs

Dans ma classe en Langues Étrangères Appliquées, j’avais une fille qui avait abandonné la PACES en cours de route pour se diriger vers ce qu’elle aimait vraiment : la traduction. Vous pouvez faire ça. Le plus simple, bien sûr, c’est de vous réinscrire pour une L1 en septembre, mais renseignez-vous quand même sur les rentrées décalées de janvier, et sur les passerelles des universités.

Par exemple, certaines facs de droit et certains IAE (Instituts d’Administration des Entreprises) vous permettent d’intégrer directement en deuxième. Contactez donc les filières qui vous intéressent, on ne sait jamais.

Certaines écoles de commerce privées post-bac proposent aussi des cycles accélérés pour les étudiants qui ont fait une PACES. L’expression “privées post-bac” devrait maintenant suffire à vous faire comprendre ce que j’en pense.

En dehors des études

Vous venez de passer une année infernale : lâchez-vous un peu de lest et n’hésitez pas à faire une année sabbatique pour mieux vous comprendre, et savoir ce que vous devriez faire de votre vie. Ça vous aidera à la fois pour votre orientation et pour votre CV.

Quelques solutions possibles :

  • Travailler à l’étranger (en Union européenne, pas besoin de visa !). Dans cet article, je ne souhaite pas parler des études de médecine à l’étranger (Belgique, Espagne, Roumanie), parce que je ne les trouve pas éthiques, mais c’est un avis personnel qui ne doit pas vous empêcher de faire ce que vous voulez.
  • Travailler en France, par exemple en faisant un service civique.
  • Faire une pause. Vraiment : parfois, il vaut mieux prendre un an à faire ce qu’on veut, même si on veut ne rien faire, avant de reprendre ses études. Reculer pour mieux sauter, en quelque sorte.
  • Vous inscrire à des cours à distance d’une filière qui n’a rien à voir avec ce que vous voulez faire, mais qui vous intéresse sur le plan personnel.

 




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